Radegonde, reine mérovingienne et sainte vénérée

Sainte Radegonde est surtout connue dans l’ouest de la France car elle s’est réfugiée entre Tours et Poitiers, ayant fui son époux Clotaire, fils de Clovis.

Sainte Radegonde. Vie de sainte Radegonde, XIème siècle - Bibliothèque municipale de Poitiers

Sainte Radegonde. Vie de sainte Radegonde, XIème siècle – Bibliothèque municipale de Poitiers

devenu adulte, devenait une menace pour le roi.

Ce crime met Radegonde dans une colère noire envers son époux. Elle choisit alors de quitter Soissons, toutefois avec l’autorisation de Clotaire, et de se réfugier auprès de l’évêque de Noyon, saint Médard. Elle revêt alors le voile.

La fuite vers Poitiers

Ainsi devenue nonne, Radegonde s’éloigne définitivement de Soissons et de Clotaire, en allant vers le sud. Elle passe par Tours où elle se recueille sur la tombe de saint Martin et finit par se retirer à Saix, entre Tours et Poitiers, où elle possède un domaine. Elle y fonde un asile pour les lépreux et les pauvres.

Clotaire aurait, selon la légende, cherché à ramener son épouse, réfugiée à Saix, mais « le miracle des avoines » aurait empêché le roi de rejoindre la fuyarde: un champ d’avoine poussant instantanément sur les traces de Radegonde.

Pourtant, c’est Clotaire qui a donné la villa de Saix à son épouse et c’est encore lui qui fonde pour elle l’abbaye Sainte-Croix de Poitiers, entre 552 et 557, selon la règle de Saint-Césaire d’Arles. En définitive, il semble avoir respecté les choix de Radegonde.

Radegonde, ses miracles, son culte

Radegonde meurt le 13 août 587 à Poitiers et est ensevelie dans l’église Notre-Dame-Hors-les-Murs de Poitiers, qui rapidement prend son nom. L’église Sainte-Radegonde attire immédiatement les foules et les miracles qui s’y produisent font du tombeau un objet de culte.

La ferveur est telle que la canonisation intervient presque aussitôt. Sainte Radegonde est célébrée le 13 août.

Sources :

Gaston Duchet-Suchaux et Michel Pastoureau : La Bible et les Saints, Guide iconographique, Flammarion, Paris, 1990.

Denis Montebello, Les deux vies de sainte Radegonde, L’actualité Poitou-Charentes n°61, Poitiers, juillet 2003.

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